Le discours au Congrès de Truman, plus connu sous le nom de "doctrine Truman" et "politique du containment" :
J.F. Kennedy, discours du 22/10/1962 : Crise de Cuba (le fameux discours en trois points).
Discours "Ich bin ein Berliner" (1963)
L'assassinat de Kennedy à Dallas, en 1963.
Martin Luther King Jr, "I have a dream", lors de la marche sur Washington, discours prononcé devant le Mémorial de Lincoln (1963) :
R. Nixon annonce qu'il quitte la présidence des Etats-Unis, alors que la menace d'une mesure d'empeachment pèse sur lui après l'affaire du Watergate (1974) :
La crise des otages de l'ambassade des Etats-Unis de Téhéran, sous la présidence de Carter (1979) :
Conférence de presse de Reagan annonçant la mise en oeuvre du projet IDS ("Star Wars") en 1982 :
La Guerre fraîche : le discours de R. Reagan sur l'URSS, "le grand Satan" ("Evil Empire") :
La parade de la Victoire de 1945 : une vidéo intéressante pour mesurer le gigantisme de la célébration (un impressionnant défilé!) et les efforts de l'auteur du montage de cette vidéo pour gommer Staline (début de la vidéo, lors du plan sur les dignitaires du régime à la tribune du mausolée de Lénine...)
Berlin-Est 1953 : la mort de Staline laisse espérer un relâchement de la tutelle soviétique. Les Berlinois de l'Est se soulèvent. En vain. LA télévision ouest-allemande rend compte des événements et de l'émotion que suscite l'intervention soviétique à l'Ouest. La dernière partie du reportage est un hymne à l'Ouest et aux valeurs de la démocratie. NB : au tout début de la vidéo, vous pourrez voir quelques unes des très rares images que l'on possède de l'insurrection.
Six ans plus tard, à Berlin-Ouest, on commémore l'insurrection de 53 : La RFA fait savoir aux Allemands de l'Est qu'elle les soutient.
En Allemagne de l'Est, on insiste davantage sur les dégradations (quels vandales ces insurgés : ils ont tout cassé...) et sur le "mais tout va bien en Allemagne de l'Est!!", en s'attardant sur des ouvriers qui construisent de très belles usines, très calmement...
Budapest 1956 : vous pouvez baisser le son pour la chanson (!), ce qui fait l'intérêt de cette vidéo, ce sont les images d'archives de l'insurrection hongroise :
Côté hongrois, en ce qui concerne la commémoration, on sort l'artillerie lourde dans les vidéos pour rappeler le sacrifice des martyres...
Des images d'archives de la construction du mur de Berlin en 1961 et du désespoir des Allemands de l'Est qui cherchent à quitter la RDA en sautant côté Berlin-Ouest depuis les fenêtres des immeubles, en se jetant au travers des barbelés en rase campagne. Les dernières images montrent les "monuments" commémoratifs érigés pour ceux qui ont échoué en tentant de passer à l'Ouest.
Prague, 1968 : les Tchécoslovaques font la connaissance des armées du Pacte de Varsovie, après avoir décrété vouloir instaurer un "socialisme à visage humain".
Le récit du Printemps de Prague, 40 ans plus tard, avec des témoignages de contemporains (en anglais) :
L'âge industriel en images pour commencer : le patrimoine architectural de cette période en 43 clichés sur le site des Clionautes (pensez à lire les légendes!).
Un machinisme et une organisation du travail inhumaine qui rendent fou, dont se moque Charlie Chaplin en 1936, dans Les temps modernes :
Une réalité de la Révolution industrielle : le travail des enfants
Un siècle de lutte sociale : l'exemple du Canada
Les célèbrissimes clichés de Dorothy Lange qui a immortalisé les visages des victimes américaines de la Grande Dépression. Ayant tout perdu, nombreux sont ceux qui se rendirent en Californie, espérant y trouver un emploi d'ouvrier agricole. Misère et surexploitation devinrent leur quotidien :
D'autres images de cette Amérique misérable des années 30 :
"La génération des contemporains et celle à laquelle j'appartiens, née dans l'ombre portée de la Seconde Guerre mondiale, a fait de l'histoire, mais pour se déprendre de cette histoire, pour desserrer son emprise. Michel de Certeau, après Jules Michelet, disait que faire de l'histoire, c'est aller visiter les morts pour qu'après cette visite ils retournent moins tristes dans leurs tombeaux. Le discours de l'historien reconduit les morts, les ensevelit : "il est déposition. Il en fait des séparés. Il les honore d'un rituel qui leur manque". Il les "pleure". Car toute quête historique "cherche à calmer les morts qui hantent encore le présent et à leur offrir des tombeaux scripturaires". "L'histoire est fondée sur la coupure entre un passé, qui est son objet, et le présent, qui est le lieu de sa pratique". L'histoire est aussi une des modalités du travail de deuil, tentant d'opérer - avec bien des difficultés de tous ordres -, l'indispensable séparation des vivants et des morts. Les générations qui reprennent le chantier sont plus éloignées des événements dont trois, voire quatre générations les séparent. Elles sont mieux capables peut-être de respecter l'éthique de la profession d'historien, la nécessaire soumission aux faits dans le respect de leur vérité et la mise en oeuvre d'une morale de l'intelligence que ne brouille pas la douleur du souvenir des morts.
C'est dans cet espace laissé aux vivants, l'espace de la liberté et de la pensée, que se dessinera peut-être une nouvelle de la visite d'Auschwitz qui permettra enfin de penser le présent, c'est-à-dire, pour reprendre Marc Bloch, non seulement ce qu'aujourd'hui porte d'empreinte d'hier, chez les individus comme dans nos sociétés, mais surtout ce qu'il a de neuf et de surprenant."
A. Wieviorka, Auschwitz, 60 ans après.
Quelques références d’ouvrages :
- Rudolf Hoess, Le commandant d'Auschwitz parle, éditions La Découverte, Paris, rééd. 2005 ;
- Annette Wieviorka, Auschwitz, 60 ans après, éditions Robert Laffont, Paris, 2005 ;
- Jean-François Forges, Eduquer contre Auschwitz, Histoire et mémoire, collection Agora, Pocket, rééd. 2004 ;
- Jacques Sémelin, Purifier et détruire, usages politiques des massacres et génocides, collection La couleur des idées, Seuil, Paris, 2005.
- Robert Paxton, La France de Vichy, Le Seuil, 1973, rééd. 1997
- Le discours du 16 juillet 1995 de Jacques Chirac (Rafle du Vel d'Hiv) et les réactions qu'il peut susciter chez les souverainistes (anecdotique, mais intéressant pour montrer comment on peut encore se déchirer autour de l'héritage gaulliste et la mémoire de l'Occupation...)
- Un dossier sur Moulin sur le site du Centre Régional "Résistance et Liberté" de Thouars (ne pas hésiter à explorer le site, notamment la rubrique "archives").
Un exemple intéressant de "confusion mémorielle" : la chanson de Jean Ferrat, Nuit et Brouillard (décret des nazis condamnant à la déportations les seuls résistants et opposants au régime), créée en 1963, dans laquelle l'auteur-compositeur rend hommage à toutes les victimes du système concentrationnaire nazi (son propre père est mort à Auschwitz) et une lecture de la lettre de Guy Môquet, jeune résistant communiste fusillé par les Allemands, illustrées par des images de la seule Shoah...