Affichage des articles dont le libellé est Liens et références. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Liens et références. Afficher tous les articles

samedi 20 novembre 2010

Géographie 1ère / Chap. L'Europe : Les débats.

I/ Jusqu’où élargir l’Union européenne ? Le cas de la Turquie.

Lors de la première séance, nous préparerons le débat à partir des documents proposés dans le manuel aux pages 66-67 :
Lire l'ensemble des documents, les identifier (nature, auteur, date, source) et classer, dans un tableau à deux colonnes, les arguments pour/contre l'élargissement de l'UE à la Turquie.

Pour la séance suivante, il vous faudra rechercher d’autres arguments. Plutôt que de vous perdre sur le net, trois liens qui vous permettrons de recueillir ces arguements :
- Les arguments de M. et Mme tout le monde (à prendre pour ce que c’est : le reflets d’avis personnels) :
- Une synthèse donnant lieu à de nombreux commentaires (ces derniers étant à prendre dans la même perspective que précédemment) :
- Un dossier très complet de la Documentation française :

II/ La France, au cœur de l’Union européenne ?

Principe de fonctionnement identique sur problématique lors de la première séance : la France est-elle encore au cœur du processus européen ?, travail à partir des documents proposés par le manuel (p.76-77)

En revanche, pour la seconde séance, il faudra travailler essentiellement sur les documents du dossier du manuel en raison des difficultés de compréhension et d'analyse des sites web. Vous pouvez cependant consulter les liens suivants :
- Une étude (certes un peu longue et compliquée) sur la France en Europe à l’aube de la présidence française de l’UE (2000)
- Un amusant compte-rendu d’un débat télévisé qui pose la question : les politiques français considèrent-ils vraiment l’Europe comme un enjeu primordial ?



vendredi 17 septembre 2010

Quelques références cinématographiques évoquées en cours... et d'autres..

Gangs of NY : l'arrivée en masse des Irlandais au milieu du XIXe siècle est pressenti comme une menace par les "Natifs". M. Scorsese a fait de ses rivalités ethniques le sujet de l'un de ses films :


Gangs of New York
envoyé par imineo. - Court métrage, documentaire et bande annonce.

Takeshi Kitano : une porte d'entrée sur le Japon par un acteur, réalisateur, artiste, présentateur télé qui évolue dans un monde où violence, dérision, tendresse et poésie cohabitent... Un iconoclaste de génie qui sait pourfendre les travers de la société nippone et qui a été à l'honneur cet été en France, avec une exposition et une rétrospective à la fondation Cartier et au centre Pompidou.


Takeshi Kitano, Bande annonce
envoyé par centrepompidou. - Regardez plus de films, séries et bandes annonces.

La mine, racontée par Zola, filmée par Berri : Germinal



Des images de Paris dans les années 30 : de la fluidité de la circulation à l'époque...

Le chagrin et la pitié, Marcel Ophüls

Le témoignage d'un ancien SS français, de la division Charlemagne. Vous comprendrez aisément le malaise que produisit ce film à sa sortie. L'homme interrogé rappelle quelle a été la fascination qu'a exercé le fascisme sur une partie importante de la population française. De quoi mettre à mal le mythe du résistancialisme...


Entretien avec un ancien SS - division Charlemagne
envoyé par explorer-1. - L'info internationale vidéo.

jeudi 9 septembre 2010

TES - La mondialisation en images


La mondialisation est aussi culturelle :


Surplus, un film engagé d'Erik Gandini sur les affres de la mondialisation :



Les limites de la mondialisation: Le retour de la politique en Nouvelle-Zélande
Après avoir connu une vague de privatisations unique au monde dans les années 80, la Nouvelle-Zélande cherche aujourd'hui à en corriger les effets dévastateurs.



Pour finir sur un sourire :

TES - Mondialisation et Inégalités de développement / Carte de l'IDH


Carte Philippe Rekacewicz , Monde Diplomatique, l'IDH 2007/2008 du PNUD.

Le site d'un collègue, fort riche, dans lequel vous trouverez, entre autres, (ne surtout pas hésiter à l'explorer!) un article plutôt bien fait sur l'IDH :


La Bourse, l'argent, les banques... Quelques éléments pour comprendre...


Evidemment, il n'existe pas de vidéo sur le fonctionnement de la Bourse à l'Age industriel... Quelques éléments pour comprendre cependant...
Ceci s'adresse également aux TES.. ;-)

La vidéo suivante, très contemporaine, peut néanmoins vous aider à comprendre le mécanisme "de base" (vidéo intitulée "la Bourse pour les Nuls" et qui s'avère être assez claire et simple à comprendre) :


La bourse pour les nuls
envoyé par 20Minutes. - L'actualité du moment en vidéo.

Quelques schémas également, toujours utiles :

Le fonctionnement d'une société par actions :


Le mécanisme d'une crise :

Qu'est-ce que l'inflation? Tant que nous sommes dans le vocabulaire économique, allons-y! Un petit film animé de la Banque Centrale Européenne, toute à la gloire de celle-ci, mais qui peut s'avérer intéressante pour juste comprendre le terme "d'inflation" :



L'inflation pour les nuls par la BCE
envoyé par Dalz. - Cours, soirées et beaucoup d'autres vidéos de la vie étudiante.

L'argent, la dette et le fonctionnement des banques : principes généraux


L'Argent Dette de Paul Grignon (FR intégral)
envoyé par bankster2008. - L'info video en direct.

Vous pouvez même réviser en rappant...


Fear the Boom & Bust - Rap Hayek vs Keynes (vostfr)
envoyé par stemol. - Regardez d'autres vidéos de musique.

TPE 2010/2011 - Méthodologie et thèmes 1ère L

Vous trouverez, à l'adresse suivante, un certain nombre de documents qui peuvent vous aider dans le choix de votre sujet.


Quelques conseils qui seront renouvelés en classe : ne prenez pas un sujet à l'aveuglette, pour lequel vous ne disposez d'aucune connaissance ou aucun intérêt. Réfléchissez D'ABORD à un sujet AVANT de choisir un thème (information somme toute anecdotique et, de toute façon, les thèmes sont assez vastes pour accueillir un grand nombre de sujets...)

Travaux Personnels Encadrés – Fiche méthodologique

Une démarche :

# inscrite dans la durée
Les TPE fournissent aux élèves le temps de mener un véritable travail, en partie collectif, qui va de la conception à la production achevée. Le carnet de bord individuel est la mémoire indispensable de leur itinéraire.
          # de caractère pluridisciplinaire
Les TPE doivent croiser au moins deux disciplines.
                    # conduisant à une production (+ une synthèse individuelle)
Les élèves peuvent envisager tout type de réalisation sur des supports divers tels que maquettes, poèmes, une de journal, dossier écrit, expérience scientifique, vidéo, représentation théâtrale, pages Internet, affiches, etc.
                             # élaborée à partir d'une recherche documentaire
Quelle que soit la production envisagée, la démarche doit impérativement comporter des phases de recherche et d'exploitation de documents. Ce travail documentaire permet, à son tour, d'affiner la problématique et de décider de la réalisation la plus cohérente avec le sujet choisi.
                                        # donnant lieu à une évaluation.
L'évaluation doit porter sur l'ensemble du parcours et prendre en compte, non seulement la production, mais aussi sa présentation écrite et orale.


1. Le choix du sujet :

Il ne faut pas choisir un sujet trop simple qui ne vous permettrait pas de tenir 5 mois en recherches et réalisations. Il ne faut pas non plus oublier que vous n’êtes qu’au lycée, donc le sujet doit demeurer de votre niveau et n’être pas trop vaste. Les élèves qui sont passés par là avant vous considèrent souvent que le choix du sujet est assez difficile, et qu’ils ne savent jamais s’ils sont trop ambitieux ou trop modeste dans leur choix. Dans tous les cas, en cours de réalisation, vous pourrez choisir de couper des aspects de votre sujet ou de l’élargir s’il était trop pointu. En général, un bon sujet est un sujet qui vous permet de partir de vos connaissances de Seconde et de Première et de vous en éloigner en approfondissant dans un sens qui dépasse les cloisons des matières scolaires. Vos TPE sont censés vous apprendre de nouvelles choses, que vous êtes capables de comprendre.
Ce que l’on peut vous conseiller, si vous n’avez pas d’idée, c’est de commencer par un « brain storming ». Vous couchez sur papier toutes les idées que vous évoquent les thèmes proposés, le plus rapidement possible. Vous pouvez vous aider pour cela d’une rapide recherche à la bibliothèque ou sur internet, mais ce n’est pas indispensable.
Une fois votre choix de sujet fait, il est préférable de vérifier sa faisabilité en commençant par une toute petite recherche documentaire, pour voir les aspects qu’il peut englober. Il est souhaitable à ce stade, de discuter avec les enseignants qui vous encadrent et qui sont là pour vous aiguiller, surtout au début.
L’une des premières choses à faire est de définir les différents aspects que votre recherche doit vous amener à traiter : deux à quatre de préférence. Ceci devrait vous permettre d’élaborer très rapidement une problématique précise autour de laquelle vous organiserez votre travail.

2. Le carnet de bord.

Objectifs :
Planifier votre progression dans le travail.
Retracer les activités menées par le groupe et individuellement, pendant et entre les séances.
Support matériel :
Un cahier de 50 pages petit format par groupe d’élèves.
Organisation :
Sur la première page : NOM et PRENOM de chaque membre du groupe, le thème choisi, le sujet que vous avez trouvé et la problématique que vous avez élaborée.
Pour le reste du cahier :
- Une page par séance de travail (1/2 si feuilles grand format)
- Date, lieu de travail (au lycée, chez l’un de vous, en bibliothèque etc.), personnes présentes, temps passé à travailler.
- Activité réalisée (soyez un peu précis!), difficultés rencontrées (surmontées ou pas), documents utilisés, sites Internet visités etc.
- Objectifs pour la prochaine séance de travail.


3. La remise du sujet et de la problématique.

Rédigez une feuille par groupe (manuscrite ou avec traitement de texte) expliquant en 15 lignes environ votre projet : le sujet que vous avez choisi (exprimé le plus clairement possible), le thème au programme auquel il se raccroche et la problématique. Comme il s’agit de mener une réflexion, vous devez poser une question en rapport avec votre sujet. Ce doit être une question intéressante, c’est à dire sans réponse simple et nécessitant des recherches faisant appel à de l’histoire, de l’économie, de la sociologie, bref à des sciences sociales quelles qu’elles soient et aux lettres. C’est une contrainte à intégrer dans le cadre d’un sujet d’abord choisi parce qu’il vous intéresse.


4. La remise de la bibliographie.

A quoi sert une bibliographie ? A chaque travail (TPE, rapport, mémoire etc.), nous ne pouvons tout réinventer, ce qui signifie que nous nous appuyons sur des recherches réalisées par d’autres. Ces travaux viennent enrichir notre réflexion et nous économisent du temps en apportant des informations difficiles à collecter (issues d’archives historiques ou d’enquêtes de terrain en sociologie par exemple). Par respect pour ces recherches antérieures, il est normal de citer le nom de leur auteur. De plus, l’étude réalisée aujourd’hui sera peut-être utile pour d’autres dans l’avenir. En lisant ce qui est fait aujourd’hui, ils avanceront sur la piste de ce qui les intéresse eux et s’aideront de la bibliographie pour progresser dans leur travail, en découvrant peut-être un ouvrage, un article, un site Internet qu’ils ne connaissaient pas. L’existence de règles de présentation des bibliographies facilite le travail de tout le monde car elles sont universelles (ou presque, on observe parfois de petites différences entre pays ou entre disciplines) et donc facilement utilisables. Les TPE vous entraînent à la réalisation de cet exercice que vous retrouverez donc dans le supérieur.

-Ouvrages :
NOM P., Titre, n° du tome s’il y en a plusieurs, éditeur, date de publication.
-Articles :
NOM P., « titre de l’article », titre de la revue, n°, date de publication.
-Sites Internet :
Adresse du site, date de dernière consultation (car un site évolue au fil du temps), présentation succincte (auteur –à présenter si peu connu-, objectif du site).
-Document audiovisuel :
NOM P., « titre du document », nom de l’émission, date.
Dans tous les cas, (ceux-ci plus d’autres : émission de radio, peinture etc.) il faut être le plus précis possible.

Cette bibliographie doit être organisée : selon les types de supports, et ensuite, pour chaque type de support, par ordre alphabétique d’auteur ou par pertinence pour votre travail. Cette dernière modalité est intéressante et, dans ce cas, la liste des sources doit être accompagnée pour chaque document d’un commentaire d’une ou deux phrases expliquant en quoi ce document vous a servi.
Attention, la bibliographie d’un TPE n’a pas besoin d’être très longue : 5 à 10 références suffisent. Evitez les bibliographies composées uniquement de sites internet.
Vous pouvez utiliser le CDI pour trouver des documents, mais souvent pour approfondir il vous faudra faire des démarches extérieures au lycée, auprès d’organismes (à qui il faudra écrite ou mieux à qui il faudra téléphoner pour prendre rendez-vous) ou de bibliothèques. Vous avez la chance d’être proche de Paris et notamment de la bibliothèque de Beaubourg (ouverte l’après-midi tous les jours sauf le mardi). Ne vous déplacez pas pour rien et recherchez sur son site Internet les ouvrages qui pourraient vous intéresser (Site de la bibliothèque publique d’information).


5. La fiche de synthèse individuelle.

A rendre avec la production à l’Administration.

Objectif : comprendre l’implication de chaque élève dans le TPE.
Modalités : fiche de 1 à 2 pages, sur traitement de texte, présentant les raisons personnelles du choix du thème et du sujet, la problématique du TPE, la démarche suivie par le groupe et l’apport personnel au travail collectif, les difficultés rencontrées (il est positif de montrer que vous les avez surmontées), le bilan personnel de l’expérience du TPE.
Règles à respecter : faire des paragraphes et soigner l’expression écrite (orthographe, syntaxe, vocabulaire).


6. La production.

Vous êtes libres du choix de la production finale : dossier simple (atouts : correspond bien à l’esprit d’une filière générale ; inconvénient : très classique et risque de recopiage à partir des sources), reportage photographique, exposition, film, site Internet, émission radio, cédérom…(atout : supports originaux ; inconvénients : trop souvent la réflexion et le travail manquent de profondeur, la forme étant privilégiée sur le fond).
Attention suivant le sujet, le support est plus ou moins adapté. Veillez à ce que le choix du support puisse être argumenté.
Veillez à ce que chaque membre du groupe conserve un exemplaire de la production (sauf cas particulier), en plus de celle que vous allez remettre à l’administration pour le jury.

Evitez de faire du copier-coller à partir de vos sources. Il faut reformuler dans vos propres mots, éliminer les informations inutiles, mettre les informations dans l’ordre qui convient pour traiter votre sujet et non dans l’ordre fourni par la source. Le fait de reformuler vous aidera à mieux comprendre et vous sera utile pour la présentation orale.

Le dossier (principal ou accompagnant votre production) devra se présenter comme suit :
- une première page de couverture indiquant les noms et prénoms des membres du groupe, les noms des tuteurs, l’indication « TPE », le titre et l’année.
- si le support est un dossier, celui-ci doit comporter un sommaire paginé (ce qui veut dire que le dossier l’est lui aussi !) indiquant les titres des parties et sous-parties. Ces titres doivent être explicites du contenu de chaque partie !
- Introduction
- Les développements, bien rédigés et répondant à la problématique (10-15 pages, police 11, interligne 1.5 et marges 2.5).
- Conclusion.
- Un lexique définissant le vocabulaire technique (géographique, historique, économique, sociologique ou autre) utilisé dans le TPE.
- Une ou des annexes.
- Une bibliographie respectant les règles de présentation.


7. La soutenance.

Durée 10 minutes par élève. Un groupe de 3 aura donc droit à une soutenance de 30 minutes.
50 % de ce temps étant consacré à une présentation collective (exposé).
50 % de ce temps étant consacré à des questions. Chaque membre du groupe est interrogé.
L’exposé n’est ni la lecture du dossier ni le visionnage du film. Le support a été vu par les enseignants avant la soutenance.
Il s’agit d’exposer les raisons du choix du sujet, la problématique, la démarche suivie pour réaliser le TPE et de retracer les points forts de votre travail. Vous n’êtes pas obligés de parler de tout, mais insistez sur ce qui vous semble le plus important. Il faut que le jury sente votre réflexion et votre implication dans le TPE. Vous pouvez terminer en exprimant ce que vous auriez aimé faire mais que vous n’avez pas pu réaliser (expliquez pourquoi). Attention à ne pas lire vos papiers (pensez à regarder le jury) et à vous répartir la parole. Pensez à parler lentement. La soutenance se prépare (évitez d’arriver en touriste, sans notes).
Les questions posées peuvent être diverses : démarche suivie, problèmes de méthode, choix du support, contenus scientifiques (historiques, économiques etc.) Vous devez maîtriser votre sujet le plus possible.


8. La grille d’évaluation.

- Première composante (8 points) : démarche personnelle et investissement du candidat au cours de l’élaboration du TPE. Evaluation par les tuteurs de la réflexion sur la démarche, de l’intensité des recherches documentaires (collecte et exploitation), de la capacité d’initiative (carnet de bord, démarches extérieures au lycée), de la contribution de chacun au travail du groupe.
- Deuxième composante (6 points) : production finale. Evaluation par un jury.
Production (originalité, réflexion, soin), synthèse individuelle.
- Troisième composante (6 points) : présentation orale du projet devant le jury (cf. soutenance).


LES THÈMES 2010-2011 sont ceux de 2009-2010 reconduits, soit :

# Thèmes communs à toutes les séries (L, ES et S)
L'homme et la nature
Contraintes et libertés

# Thèmes spécifiques à la série L
L'image
Réalités, représentations
Oeuvres et techniques
Formes et figures du pouvoir

lundi 23 août 2010

A brief history of America



Dessin-animé qui décape contre le lobby des armes aux Etats-Unis (NRA), apparaissant dans le documentaire de M. Moore, Bowling for Colombine.

vendredi 20 août 2010

Nuit et brouillard - Alain Resnais (1956)



Par ce lien, vous pouvez (playlist, lecture automatique activée, lecture aléatoire désactivée) voir le film dans son intégralité, sans coupures :

L'âge industriel

L'âge industriel en images pour commencer : le patrimoine architectural de cette période en 43 clichés sur le site des Clionautes (pensez à lire les légendes!).

Les principes du taylorisme en 1mn 30 :


Les principes tayloriens
envoyé par stemol. - Plus de vidéos campus.

Un machinisme et une organisation du travail inhumaine qui rendent fou, dont se moque Charlie Chaplin en 1936, dans Les temps modernes :



Une réalité de la Révolution industrielle : le travail des enfants



Un siècle de lutte sociale : l'exemple du Canada



Les célèbrissimes clichés de Dorothy Lange qui a immortalisé les visages des victimes américaines de la Grande Dépression. Ayant tout perdu, nombreux sont ceux qui se rendirent en Californie, espérant y trouver un emploi d'ouvrier agricole. Misère et surexploitation devinrent leur quotidien :



D'autres images de cette Amérique misérable des années 30 :

Mémoires de la 2nde Guerre mondiale en France

"La génération des contemporains et celle à laquelle j'appartiens, née dans l'ombre portée de la Seconde Guerre mondiale, a fait de l'histoire, mais pour se déprendre de cette histoire, pour desserrer son emprise. Michel de Certeau, après Jules Michelet, disait que faire de l'histoire, c'est aller visiter les morts pour qu'après cette visite ils retournent moins tristes dans leurs tombeaux. Le discours de l'historien reconduit les morts, les ensevelit : "il est déposition. Il en fait des séparés. Il les honore d'un rituel qui leur manque". Il les "pleure". Car toute quête historique "cherche à calmer les morts qui hantent encore le présent et à leur offrir des tombeaux scripturaires". "L'histoire est fondée sur la coupure entre un passé, qui est son objet, et le présent, qui est le lieu de sa pratique". L'histoire est aussi une des modalités du travail de deuil, tentant d'opérer - avec bien des difficultés de tous ordres -, l'indispensable séparation des vivants et des morts. Les générations qui reprennent le chantier sont plus éloignées des événements dont trois, voire quatre générations les séparent. Elles sont mieux capables peut-être de respecter l'éthique de la profession d'historien, la nécessaire soumission aux faits dans le respect de leur vérité et la mise en oeuvre d'une morale de l'intelligence que ne brouille pas la douleur du souvenir des morts.




C'est dans cet espace laissé aux vivants, l'espace de la liberté et de la pensée, que se dessinera peut-être une nouvelle de la visite d'Auschwitz qui permettra enfin de penser le présent, c'est-à-dire, pour reprendre Marc Bloch, non seulement ce qu'aujourd'hui porte d'empreinte d'hier, chez les individus comme dans nos sociétés, mais surtout ce qu'il a de neuf et de surprenant."


A. Wieviorka, Auschwitz, 60 ans après.

Quelques références d’ouvrages :
- Rudolf Hoess, Le commandant d'Auschwitz parle, éditions La Découverte, Paris, rééd. 2005 ;
- Annette Wieviorka, Auschwitz, 60 ans après, éditions Robert Laffont, Paris, 2005 ;
- Jean-François Forges, Eduquer contre Auschwitz, Histoire et mémoire, collection Agora, Pocket, rééd. 2004 ;
- Jacques Sémelin, Purifier et détruire, usages politiques des massacres et génocides, collection La couleur des idées, Seuil, Paris, 2005.
- Robert Paxton, La France de Vichy, Le Seuil, 1973, rééd. 1997

Quelques liens intéressants :
- La très utile rubrique de J.-P. Husson sur le site du CRDP de Reims
- Le discours du 16 juillet 1995 de Jacques Chirac (Rafle du Vel d'Hiv) et les réactions qu'il peut susciter chez les souverainistes (anecdotique, mais intéressant pour montrer comment on peut encore se déchirer autour de l'héritage gaulliste et la mémoire de l'Occupation...)
- Le site de G. Karmasyn, le plus complet en ce qui concerne le négationnisme : Pratique de l'Histoire et Dévoiements Négationnistes (PHDN)
- Autour de "Nuit et Brouillard", le film d'Alain Resnais, un débat intéressant sur la Mémoire de la déportation :
* Le compte-rendu de D. Letouzey à propos de la diffusion de l'émission "La fabrique de l'Histoire" consacrée au film
* Les entretiens de la Diffusion des savoirs : Sylvie Lindeperg (univ. Paris III) à propos de son ouvrage, Nuit et Brouillard, Un film dans l’Histoire.
* Le dossier Télédoc du CNDP
- Sur les procès :
* René Bousquet : CRDP de Reims
R. Bousquet n'aimait pas que l'on vienne essayer de lui poser une question :

* Paul Touvier : Un site "spécialisé" sur les criminels de guerre et contre l'Humanité
(Voir également Bousquet et Papon sur ce même site)
* Maurice Papon : Le gigantesque dossier du journal Sud Ouest.
* Klaus Barbie : Un dossier du CNDP
- Un dossier sur Moulin sur le site du Centre Régional "Résistance et Liberté" de Thouars (ne pas hésiter à explorer le site, notamment la rubrique "archives").
- Des textes à lire, pour mieux comprendre le contexte de l'après-guerre et les enjeux mémoriels : le site de Cliotexte : collaboration et résistance, .GM2 et Shoah, l'antisémitisme en France (1940-1944).








Un exemple intéressant de "confusion mémorielle" : la chanson de Jean Ferrat, Nuit et Brouillard (décret des nazis condamnant à la déportations les seuls résistants et opposants au régime), créée en 1963, dans laquelle l'auteur-compositeur rend hommage à toutes les victimes du système concentrationnaire nazi (son propre père est mort à Auschwitz) et une lecture de la lettre de Guy Môquet, jeune résistant communiste fusillé par les Allemands, illustrées par des images de la seule Shoah...

Cas qui est loin d'être isolé...